jeudi 22 février 2007
L’aiguillon qui force à tenir les promesses des discours.
Quand on entend le long discours prononcé par Nicolas Sarközy le 14 janvier lors de sa désignation es-qualité de candidat de l’UMP, on retrouve nombre de choses dites ici, dans ces colonnes, au fil des ans, notamment en 2001 et en 2002. On doit se pincer pour y croire.
Les promesses de 2002 se sont évaporées, tout simplement parce que l’UMP, en cinq ans de pouvoir absolu (présidence, premier-ministre, majorité écrasante dans les deux chambres...) n’a pas réalisé le centième de ce qui est promis aujourd’hui. Tant que la société civile ne sera pas présente au premier tour des élections, et indispensable pour gagner le second, il en sera ainsi. Prenons l’exemple de la sécurité, domaine où Nicolas Sarközy de Nagy Bocsa a dirigé l’action gouvernementale presque continuellement depuis 2002. Il n’y a pas eu de progrès. Il n’y a pas de “remède miracle”, mais il faut arrêter de se payer de mots. La sécurité, cela commence par l’école. En 2005, il y a eu pas loin de 100 affaires avec armes dans le milieu scolaire, le double de l’année précédente. Si on éradique la course aux marques de prix dans nos établissements scolaires, on fera un grand pas pour éliminer le racket. J’ai rencontré il y a quelques mois le patron de la “brigade criminelle” du 36, quai des Orfèvres. Ce qu’il m’a dit sur l’état du crime ne fut pas une surprise pour moi. En revanche, j’ai été stupéfait d’entendre que nombre de policiers agressés ou insultés à leur domicile personnel étaient dissuadés de saisir la justice par leur hiérarchie. La communautarisation est l’ennemi de la sécurité. Savez-vous également que le budget de la justice en France est à peine au tiers de ce qui est constaté chez nos voisins ? Si les solutions alternatives à la prison ne sont pas plus répandues, c’est faute de moyens : l’Etat gaspille son argent ailleurs, que ce soit dans le Musée des Arts Premiers (44 millions de coût annuel) ou en ayant fait trente-deux années de déficits, qui font que près de 50 milliards d’euros d’intérêts sont à payer chaque année sur la dette du pays. L’Etat doit se concentrer sur ses missions de base. En remettant l’Education nationale sur ses deux jambes, en restaurant les finances publiques et en remettant toute la France au travail, on fera de très gros progrès en matière de sécurité des Français.





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