jeudi 22 février 2007
Le problème réel créé par l’abstention des maires.
En 2002, plus d’une centaine de maires qui avait promis d’apporter leur parrainage ont fait défaut, c’est vrai. Il n’en reste pas moins que plusieurs centaines de maires ont parrainé ma candidature, soit 3,6% des parrainages de maires reçus au Conseil Constitutionnel, à la grande surprise de beaucoup d’observateurs.
J’en ai rencontré beaucoup au cours de mes voyages et débats. Ils m’ont assuré de ne pas manquer à l’appel en 2007. En 2002, 28 000 maires et maires délégués de France se sont abstenu de parrainer un quelconque candidat, c’est très grave : imaginez-vous que seulement un cinquième des électeurs se déplacent aux urnes ? Je ne sais pas si les maires qui choisissent de ne “parrainer personne” auraient apprécié, au vu des efforts qu’ils font et de leur dévouement à leurs concitoyens, de constater 78% d’abstention aux municipales qui les ont porté à la mairie ! Il y a pléthore de candidats issus de l’ENA et on a constaté que plus de 3.500 maires et élus de France avaient parrainé les candidats des extrémités du spectre politique en 2002, des trostkistes au FN. J’espère bien convaincre largement plus de 500 (et j’espère plusieurs milliers) de nos élus pour qu’ils permettent qu’une parole de vérité soit enfin dite. Ceux qui me connaissent doivent aller parler de moi à leurs élus et ceux des communes environnantes. C’est un travail immense, mais c’est aussi un travail de fourmi qui doit être effectué par toutes celles et ceux qui me lisent, apprécient les valeurs et les idées que je défend et souhaitent qu’elles soient présentes dans le débat. Il est évident, sauf miracle, que je ne serai pas président de la République en mai 2007. Un demi-million de personnes ont déjà déposé un bulletin “Miguet” dans les urnes et je pense que nous pouvons raisonnablement miser sur la mobilisation d’un million d’électeurs en plus, qui, sinon, seraient tentés de s’abstenir, de voter blanc ou nul ou bien de protester en gaspillant leur voix dans un vote protestataire sans débouché réel sur la vie du pays. Pourvoir être candidat à la présidentielle, c’est avoir la certitude d’entrer dans la nouvelle “majorité plurielle” du deuxième tour et de peser lourdement pour faire prospérer notre pays. Le jeu en vaut l’énergie que vous allez dépenser pour aller convaincre, un par un, les maires de ne pas s’abstenir de parrainer.





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