Il faut modifier en profondeur les pratiques dans le domaine de l’agriculture. Je ne suis pas un intégriste du “bio”, mais il faut encourager exclusivement les agriculteurs à produire de la qualité, de la nourriture qui sera vendue à un prix rémunérant justement leur travail. Notre agriculture actuelle consomme une quantité d’énergie phénoménale, pollue les sols, le plus souvent (en y apportant trop d’ajouts, souvent)... et gaspille les ressources en eau. Les paysages ont été transformés par le remembrement et un drainage quasi systématique, ce qui a pour conséquence de “laver les terres” et de ne pas permettre une imprégnation lente des terres par l’eau. Il y a comme conséquence des inondations plus fortes que par le passé et une absence de ressource hydrique locale, qui accentue les phénomènes de canicule et de sécheresse. Il faut convoquer, dès le lendemain de l’élection présidentielle, des “états généraux de l’agriculture” pour préparer et organiser cette révolution écologique. Une agriculture restructurée emploiera des centaines de milliers de personnes en plus qu’aujourd’hui, ce qui sera bon pour le pays. La France est parcourue de long en large par des camions étrangers, souvent anciens, qui transitent par notre territoire, usent nos routent, ne font pas même un plein de carburant... et ne contribuent pas pour un centime à la richesse d’un pays qu’ils polluent et dont ils défoncent les routes nationales, afin d’économiser sur les frais de péages autoroutiers. Il faut transformer le système et instaurer, à l’allemande, une sorte de “péage au kilomètre”... tout en mettant en place un véritable réseau de ferroutage qui soit incitatif à poser les camions sur des trains, comme des “autoroutes maritimes” qui puissent désengorger les liaisons vers l’Espagne et l’Italie... Nous sommes le point de transit du commerce européen. L’Allemagne s’est organisée depuis une quinzaine d’années et cela commence à avoir des effets. Si la France bouge, d’autres pays vont l’imiter.