jeudi 22 février 2007
L’heure n’est plus aux illusions, mais à la révélation des faits.
Pour l’émission “C dans l’air”, France 5 m’a envoyé lundi à Verneuil-sur-Avre une équipe de tournage aux fins de m’interroger sur le “programme fiscal” du duo “Ségo-Sarkö”, candidats idéaux de la médiocratie.
Juste 40 secondes de mes propos ont été diffusés (vive l’équité !). J’ai résumé ainsi ce que j’ai lu desdits programmes : “avec le projet du PS, c’est la faillite dès 2008, avec celui de l’UMP, c’est la faillite pour 2012”. De peur de ne pas séduire ou parce qu’ils s’illusionnent eux mêmes, aucun des deux favoris des sondages actuels ne me semble conscient de la réalité et de la gravité de la situation. Les partis écrivent des serpillière pré-électorales destinées à être oubliées dès qu’ils sont “aux affaires”. Cela ne m’a pas empêché de lire les propositions de l’UMP, du PS ou de l’UDF, qui fut naguère un grand parti politique... associé de très près à la gestion du pays. Les co-responsables de l’héritage maudit légué à nos enfants ont du culot. La démagogie reste de rigueur, et le catalogue des promesses est vaste. La France est au bord de l’explosion sociale et de la faillite économique, et je vois les partis responsables de cette faillite prendre les électeurs pour des imbéciles en promettant que demain, on travaillera encore moins et qu’on gagnera plus. C’est suicidaire... C’est un peu comme si on donnait le volant à quelqu’un qui a trois grammes d’alcool dans chaque litre de sang et une bouteille ouverte, “pour la route”... Ce n’est pas parce que les Français ont la mémoire courte qu’il faut prendre ce peuple pour un ramassis d’imbéciles ! L’heure n’est plus aux illusions, mais à la vérité. Churchill avait promis aux Anglais “du sang, de la sueur et des larmes”... pour les amener à la victoire contre le nazisme. Je dis très clairement la vérité : il faudra travailler plus, consommer mieux, préserver l’énergie et l’environnement et s’organiser différemment. Sans cela, non seulement notre société de solidarité explosera, avec son cortège de misère, des personnes âgées sans ressources financières... mais, de surcroît, nous aurons une guerre civile affreuse. Je crois que, en 1988, lorsque Raymond Barre a fait une campagne sur ce thème, les Français n’étaient pas prêts à entendre ce langage de vérité. Aujourd’hui, la situation est différente et la prise de conscience est plus forte, de rapports officiels en livres, la France s’est informée.





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