J’ai le nombre de parrainages nécessaires et je suis au premier tour de l’élection présidentielle, quelle serait ma stratégie d’alliance pour le deuxième tour ? Je suis réaliste, et je n’envisage pas d’être en mesure d’arriver parmi les deux premiers. Je fais le pari de l’intelligence et du sursaut du peuple de France et je pense que le demi-million de Français qui ont déjà glissé un bulletin “Miguet” dans les urnes sera au moins triplé, sinon quadruplé, ce sera une force importante, au poids décisif. Je n’ai pas l’intention de pratiquer la politique du pire. Si je ne suis pas au deuxième tour, j’essayerait de m’inscrire dans une stratégie d’alliance pour le deuxième tour, afin de permettre l’intégration de mes idées par celui qui sera en lice qui aura le moins mauvais des programmes et qui intégrera une partie de nos propositions de bon sens. Ma candidature s’inscrit très clairement dans une démarche de “nouvelle majorité plurielle”. Il ne faut pas oublier qu’il y aura, dans la foulée de l’élection présidentielle, des élections législatives et qu’il serait sain que des députés issus de la société civile fassent en grand nombre leur entrée à l’assemblée. Je demanderai donc que cette alliance en vue d’éviter le pire (c’est à dire l’application du projet socialiste) nous permettre de constituer un groupe parlementaire. Nous serons alors un aiguillon pour cette nouvelle majorité, afin qu’elle mette en oeuvre le redressement des finances du pays, en toute urgence et libère les forces de l’initiative et du travail. Tout dépendra du nombre des parrainages que vous serez allé chercher, comme du score apporté par les suffrages populaires à ma candidature. Nos listes lors des régionales de mars 2004 ont reçu entre 3% et 5,2%, selon les départements. Nous pouvons “faire la différence” dans l’élection, mais jamais nous ne ferons de chantage ni ne joueront contre les intérêts supérieurs de notre nation. Il me semble naturel que nous soyons -dans le futur- des alliés de l’UMP, sans illusion, mais sans aucun état d’âme non plus, car c’est l’intérêt de la France qui primera toujours.