Philippe Jaffré est connu comme ancien patron d’Elf. C’est surtout comme directeur financier d’Alstom aux pires moments de la quasi-faillite qu’il a tiré son expérience des situations très difficiles, sources d’inspiration pour le livre co-rédigé avec Philippe Riès, qui se lit comme un roman et que les maires de France auraient du recevoir et étudier avant de songer à s’abstenir de parrainer ma candidature. Ce livre est utile car il permet d'alerter l'opinion sur les dangers de la poursuite de l'endettement public, encore prévu tant par l’UMP que par le PS dans leurs “programmes” (sic). Le scénario d'une faillite assez proche des administrations publiques n’est pas à exclure, malheureusement. On n’y croit pas, un peu à la manière du général Gamelin assurant que l’armée française était la “meilleure du monde” en 1939. La population se croit à l’abri d’une “ligne Maginot” imaginaire alors que nous sommes ouverts aux quatre vents du monde depuis quinze ans. La poursuite de nos pratiques des dix dernières années nous conduirait à des taux d'endettement public insupportables, sans même compter les engagements de retraites : 100 % du PIB dès 2014, 200 % en 2030 etc. Si nous continuons à céder à la facilité de la dette, une hausse un peu durable des taux d'intérêt, par rapport à leur niveau actuel qui reste bas (malgré la remontée récente des taux à dix ans de 3,8 à 4,2% l’an), contraigne un jour l'Etat, pour reprendre le contrôle de ses finances publiques, à de brutales politiques de rigueur qui remettraient en cause toute une partie de notre modèle social et nos perspectives de croissance. C'est ce qu'il faut éviter. Songez que déjà, nous consacrons chaque année bien plus de 40 milliards d'euros au paiement des seuls intérêts de la dette publique, ce qui en fait la deuxième "mission" budgétaire de l'Etat, après l'Education nationale mais avant la Défense de notre pays. La charge de ces intérêts mobilise tout le produit de l'impôt sur le revenu.Notre dette publique dépasse 1.150 milliards d'euros, sans tenir compte des engagements de l'Etat au titre des retraites de ses fonctionnaires, ni de la dette des entreprises publiques.