jeudi 22 février 2007
Forcer nos futurs dirigeants à prendre le problème à bras-le-corps.
La médiocratie étant ce qu’elle est, je ne me fait guère d’illusion : je ne serai pas élu Président en 2007... La belle affaire, d’ailleurs, car ce n’est pas là l’enjeu essentiel. Aujourd’hui, la partie éclairée de l’opinion hésite entre deux attitudes : baisser les bras (et s’abstenir, abstention plus vote blanc et non-inscrits totalisaient 16 millions de citoyens en 2002 contre 7,5 millions en 1988) ou partir.
Partir, c’est le choix de nombreux jeunes, formés en France, comme de plus âgés, qui ont réussi et ne consentent plus à être spoliés du fruit de leur réussite, de l’argent gagné à force de travail, et d’être persécutés et montrés du doigt en prime. Si je mobilise les 3,2% à 5,2% (selon les départements) des suffrages qui se sont portés sur nos listes aux régionales de mars 2004, démonstration sera faite aux “finalistes” qu’il n’y a pas de majorité possible sans nous. Pour les Français, ce qui est important, ce sont les positions que vont prendre les candidats sur ces sujets vitaux. Encore faut-il que le seul candidat qui ait une expérience de la “vie réelle” puisse s’exprimer. Il faut que le débat arrive sur les problèmes qui affectent notre situation économique et sociale et que je puisse forcer les “finalistes” à présenter les grandes lignes des solutions qu'ils envisagent. Ce débat est essentiel. D'après un sondage que l'Institut de l'entreprise a fait réaliser début janvier, les Français sont très préoccupés par la situation de l'emploi, des régimes de retraite et d'assurance-maladie, de la dette et des comptes publics, et de l'attractivité de notre territoire. Et ils considèrent que, pour l'instant, le débat électoral n'a pas donné lieu à des propositions convaincantes sur ces différents sujets. Pour ce qui est de l'Etat, Pébereau propose de rétablir son équilibre budgétaire en cinq ans. Pour cela il recommande la stabilisation de ses dépenses en euros courants. Cela correspond à un effort total de réduction en euros constants de l'ordre de 1,5 % du PIB sur 5 ans, alors que la Suède et la Finlande ont réduit leurs dépenses de 10 % du PIB entre 1993 et 1998. Je pense qu’il est possible d’aller plus vite, notamment en supprimant les “subventions 35 heures” et les 6 000 aides publiques diverses qui coûtent très cher en paperasse. Libérer les énergies du pays sera d’une efficacité immédiate sur l’emploi et donc sur les ressources publiques.





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