jeudi 22 février 2007
Forcer les démagogues à reprendre contact avec la réalité.
Je suis effrayé qu’un parti politique ayant vocation à exercer le pouvoir puisse cautionner le catalogue de propositions qui est offert aux électeurs. Les “100 mesures” de Ségolène Royal sont réellement “sans mesure”. La priorité, aujourd’hui, impose que l’on s'assure de l'efficacité de chaque euro public dépensé, ce qui suppose une remise à plat de l'ensemble des dépenses de l'Etat.
Il faut s'assurer que pour chacune des missions que celui-ci doit assumer, les moyens humains et matériels prévus sont bien ajustés : cela devrait permettre de faire les économies nécessaires et de dégager, dans de nombreux secteurs, des moyens qui pourraient être affectés à d'autres missions. Une condition est impérative : il faudra organiser la mobilité dans la fonction publique. Je recommande aussi d'analyser l'efficacité de tous les dispositifs d'intervention publique, d’en supprimer l’essentiel, et de réorganiser l'appareil administratif pour le simplifier, au niveau central comme au niveau local. Tout cela redonnerait des marges de manoeuvre à l'action publique pour accélérer la croissance par des actions bien ciblées : recherche, enseignement supérieur par exemple. Et puis je suggére aussi un réexamen de l'ensemble des réglementations, dont l'abondance et la complexité sont souvent des obstacles à la création d'activités et d'emplois. La cohésion sociale est aujourd’hui en péril. Cela devrait pourtant être un des objectifs majeurs de la politique. A cet égard, un problème me semble devoir être privilégié : celui de l’instruction publique, de l'éducation des jeunes et de leur premier emploi. Il est fondamental que notre système éducatif assure l'égalité des chances des jeunes Français : à talents et à efforts égaux, tous les jeunes doivent avoir les mêmes chances en matières d'études, quel que soit leur milieu familial. Cela redonnera confiance dans l'avenir, aux parents comme aux enfants. Le RCF a fait plusieurs propositions de rénovation de notre appareil éducatif pour y parvenir. Et puis, il faut que les études débouchent sur l'emploi. Cela suppose que les relations entre l'école et l'Université d'une part et l'entreprise d'autre part se développent : je recommande d'introduire systématiquement la formation en alternance pendant la dernière année d'études pour faciliter l'insertion professionnelle.





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