Les retraites aussi posent un problème de cohésion sociale. Il faut assurer la pérennité de nos régimes de retraite par répartition qui sont fondés sur la solidarité entre les générations. On a bénéficié d’une instruction publique payée par les impôts de ceux qui sont aujourd’hui âgés. On utilise les routes construites par nos anciens. Les fils de cuivre des lignes de téléphone installées dans les années soixante-dix servent à diffuser internet à grande vitesse en 2007 ! Cela suppose que les décisions qui permettront d'assurer leur équilibre jusqu'en 2020 soient prises à l'occasion du rendez-vous de 2008, qu'elles concernent aussi les régimes spéciaux, et qu'elles répartissent équitablement les efforts entre toutes les parties concernées. Dans le monde moderne, il est rare que les métiers ne changent pas. Les régimes spéciaux n’ont donc plus de légitimité. C’est pourquoi je préconise la mise en place d’un régime unique, avec la création de la Caisse nationale de garantie des retraites. L'effort d'adaptation aux changements de notre environnement que je recommande pour l'Etat, les entreprises françaises l'ont déjà réalisé pour ce qui les concerne. Elles le poursuivent en permanence, ce qui est indispensable pour rester dans la course et gagner des marchés. Qu'elles soient petites, moyennes ou grandes, grâce à la mobilisation de leurs équipes, elles ont fait face à la montée de la concurrence et à la révolution des technologies de l'information au cours des quinze dernières années : elles ont formidablement amélioré leur compétitivité et on le voit très bien dans les résultats. Elles sont dans de nombreux domaines des champions européens ou mondiaux, du ciment et du verre aux services financiers et à la publicité en passant par le luxe, l'agro-alimentaire, l'automobile, la restauration collective, le BTP... Les Français peuvent être fiers des performances de leurs entreprises dans la compétition mondiale. Au même titre que de celles de leurs champions sportifs.