jeudi 22 février 2007
Libérer les énergies de toute notre nation pour rattraper le peloton.
Avec l’Etat obèse, notre économie fait la course avec un handicap. La croissance de l'économie française devrait atteindre 2% en 2006, selon une première estimation de l'Insee, une performance dans le bas de la fourchette de prévision du gouvernement et qui place la France, notre pays, en queue de peloton de la zone euro.
Au quatrième trimestre 2006, le produit intérieur brut français a progressé de 0,6 à 0,7%, selon l'Institut national de la statistique, permettant tout juste d'accrocher 2% de croissance annuelle, soit le bas de la prévision de 2 à 2,5% du gouvernement. Le ministre des Finances, Thierry Breton, comme d'ailleurs l'Insee et la Commission européenne, tablait sur 2,3%. Le coup d'arrêt brutal du troisième trimestre a montré nos problèmes, la reprise du 4e trimestre ne fait figure que de "modeste correction". La croissance française est tirée par la consommation des ménages (qui achète des produits importés) et le secteur des services mais manque d'un coeur industriel compétitif et innovant. La consommation a été soutenue par "les effets positifs de la globalisation", les particuliers achètent des produits importés, grâce à "la désinflation importée grâce à la concurrence internationale". En 2005, la croissance n'avait pas dépassé 1,2%. En 2006, elle retrouve certes son niveau de 2004 (2%), mais c’est très modeste, étant donné l'environnement international particulièrement porteur de l'année passée (forte croissance mondiale, vive reprise dans la zone euro). Les chiffres publiés mardi chez ses voisins mettent en évidence la faiblesse relative de la croissance française: 2,7% en Allemagne, 2,7% dans la zone euro, 3,8% en Espagne... Sans parler des taux de croissance de la Finlande ou de l'Irlande, respectivement attendues à 5,5% et 6,2%. Même l'Italie, pourtant longtemps abonnée à de moins bonnes performances, rattrape la France dans la dernière ligne droite, avec une croissance annuelle de 2%, grâce à un fort rebond au 4e trimestre. Il est loin le temps où la France était la locomotive économique de la zone euro : la croissance de 2006 place notre pauvre pays au 11e rang (ex-aequo avec l'Italie et juste devant le Portugal) des 13 pays de l'Euroland. Quelle pitié. Il serait grand temps de libérer les énergies, non ?





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