jeudi 22 février 2007
Nous devons dynamiser notre natalité, et c’est très urgent.
A raison de 250 000 naissances qui manquent à la France depuis 1981 et la mise en place d’une vigoureuse politique anti-nataliste par Mauroy-Mitterrand, il manque entre six et sept millions de jeunes de moins de 25 ans en France.
Pour éviter de ramasser les miettes que nous laissent les pays les plus dynamiques, il faut (en toute urgence) que la France bâtisse une politique démographique dynamique. Dans le cas contraire, l’immigration deviendra une immigration de peuplement, avec changement structurel de notre culture et de nos moeurs. C’est un sujet qui me tient à coeur depuis longtemps. Il convient, non pas d’obliger à avoir des enfants non désirés, mais à permettre à chaque femme d’avoir le nombre d’enfants souhaités, sans que ce soit une pénalisation pour sa vie professionnelle ni pour le niveau de vie de la famille. Là encore, c’est à l’Etat de lever les obstacles. Dans le système fiscal entièrement neuf que nous voulons mettre en place, un foyer fiscal va pouvoir déduire 100% des salaires versés à des personnes qui y travaillent, de l’aide ménagère à la garde d’enfants (ou de personnes âgées), en passant par le jardinage ou de menus travaux. Il sera également possible de déduire du revenu imposable l’intégralité des frais financiers relatifs aux emprunts contractés pour l’achat d’une résidence principale. Le “quotient familial” a été dénaturé au fil des ans. Il sera remplacé par un abattement forfaitaire de 10 000 euros pour les deux premiers enfants, de 15 000 euros pour les troisième et quatrième, et de 25 000 euros pour le cinquième et au delà. Les allocations familiales, versées par l’Etat, seront de 150 euros par enfant (1 et 2), puis 250 euros (3e), 300 euros (4e) et 350 euros (5e et suivants) par mois. Une “prime à la naissance” sera versée, à partir du troisième enfant, elle sera de 5 000 euros pour le troisième, de 6 500 euros pour le quatrième et de 8 000 euros pour le cinquième et les suivants. Comme, de surcroît, les dotations de l’Etat aux communes seront aux deux-tiers liées à la population, vous constaterez qu’il y a renversement total du système actuel. Aujourd’hui, avoir une famille nombreuse est un coût, demain, cela devra impérativement être neutre au plan financier. L’Etat doit favoriser ceux qui assurent l’avenir de la nation.





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