Le coût de l'ensemble des mesures annoncées par Ségolène Royal atteint 62,68 milliards d'euros, selon un décompte effectué à partir du chiffrage de chaque mesure (certaines n'étant pas évaluées, le chiffre sera supérieur. Parmi les plus coûteuses, dont certaines étaient déjà connues, on trouve le doublement du budget de la justice (6,2 milliards), le revenu de solidarité active (6 milliards), l'augmentation du budget de la recherche (7 milliards), l'allocation d'autonomie pour les jeunes (7 milliards), les emplois-tremplins (6 milliards). Pour Nicolas Sarközy de Nagy Bocsa, certaines mesures coûteuses étaient également déjà connues, comme l'augmentation du budget de l'enseignement supérieur de 50% et l'effort de recherche porté à 3% du PIB en cinq ans (10,2 milliards), l'exonération de charges et d'impôts sur les heures supplémentaires (4,6 milliards) ou l'exonération des droits de succession pour 95% des Français (5 milliards). Plusieurs promesses récentes s'y sont ajoutées, comme le développement du sport à l'école (4 milliards), ce qui montre que la démagogie bat son plein tant à l’UMP qu’au PS, sans oublier la victime d’un Alzheimer précoce qu’est François Bayrou, qui oublie un peu vite qu’il fut le plus long ministre de l’éducation nationale de la cinquième république, ministre au bilan calamiteux. L'Institut de l'entreprise, qui compte plus de 120 entreprises adhérentes, est présidé par Michel Pébereau, président de BNP Paribas et auteur d'un rapport sur la dette remis au gouvernement en décembre 2005. Sa cellule de chiffrage est composée de trois experts de sensibilités différentes. Le PS avoue que le “Pacte présidentiel” de sa candidate offre un cumul de dépenses de 50 milliards d'euros. La France est surendettée. Peut-on encore augmenter les dépenses de l’Etat ? La priorité absolue doit être toute autre : revenir le plus rapidement possible à un excédent budgétaire, comme en Espagne.